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IFO business expectations

DAX 12-Mth Fwd Price Return vs IFO

bear.png bull.png

 Bien que la route ait été temporairement ralentie par un dos d'âne, il est important de rester concentré sur la destination finale alors que l'économie mondiale se rétablit progressivement. La mise à disposition d'un vaccin sûr et efficace devrait permettre de lever bon nombre des obstacles qui ont fait tant de ravages en 2021, et les autorités devraient continuer à apporter leur soutien. Nous sommes confiants quant à l'avenir, raison pour laquelle nos portefeuilles privilégient les investissements qui ont tendance à tirer profit des phases initiales du cycle.

Un regard confiant

Cinq recommandations pour 2021

Le développement durable est en passe de devenir un concept d'investissement dominant, et les marchés des actifs verts sont appelés à croître tant en taille qu'en incidence. D'autre part, il est probable que les thématiques technologiques coïncident avec les thématiques environnementales, ce dont les pouvoirs publics devront tenir compte. Cette évolution est la raison pour laquelle un grand nombre de nos thématiques d'investissement sont axées sur le développement durable. Si l'on prend l'exemple du changement climatique, nos travaux mettent en évidence les possibilités d'investissement que présentent les actions bas carbone et les obligations vertes, ainsi que la valeur des certificats de réduction d'émissions vérifiées.

Conséquences en termes d'investissement

wave_white_wide.svg (copy1)

Plus de 50% du budget à long terme de l'UE (plan NextGeneration EU compris) sera consacré à la modernisation et à la transition vers une économie durable.

Un Pacte Vert

Source: Quintet, Commission Européenne

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Education, qualifications et emplois

Services numériques

Efficacité énergétique

Connectivité

Technologies propres

Transport intelligent

Recherche & innovation

Santé

Un avenir plus vert

Recommandation 5

Le développement durable figurera probablement au cœur du changement structurel

Les Etats-Unis devraient renouer avec la lutte contre le changement climatique sous la présidence de Joe Biden, qui s'est déjà engagé à réintégrer l'Accord de Paris. Il a également esquissé un programme d'investissement écologique qui vise à doter les Etats-Unis d'une économie reposant à 100% sur l'énergie propre et produisant zéro émission nette d'ici à 2050. La Chine s'est elle aussi engagée à parvenir à la neutralité climatique avant 2060, et le fonds de relance de l'UE accorde également une place centrale à la politique de lutte contre le changement climatique.

wave_white_wide.svg (copy)

L'importance des blocs régionaux, par opposition à une économie mondialisée, devrait s'accroître au cours des dix prochaines années, et celle des marchés émergents devrait elle aussi augmenter.

Dans ce contexte, de nouvelles possibilités d'investissement et de diversification devraient donc se présenter sur le plan géographique, lesquelles devraient être exploitables durant de nombreuses années. A mesure de l'expansion de l'univers d'investissement et du découplage des grandes économies, la diversification des portefeuilles devrait revêtir une importance encore plus grande. La seule façon de s'exposer à l'économie mondiale est d'investir à l'échelle mondiale, et des occasions attrayantes se présentent dans toutes les régions.

Conséquences en termes d'investissement

L'Europe, l'Asie et les Amériques entretiennent davantage de relations commerciales au sein de leurs propres régions qu'avec le reste du monde

Places commerciales

Zone foncée : échanges intrarégionaux
Zone claire : échanges extrarégionaux

Source : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement

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Un monde multipolaire

Recommandation 4

Les grandes économies devraient devenir plus autonomes

Suite à la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles américaines, les relations entre les Etats- Unis et la Chine ne devraient pas beaucoup changer, mais la communication entre les deux pays devrait s'améliorer. Le plan quinquennal de la Chine prévoit essentiellement un recentrage sur la demande intérieure au détriment des exportations, en passant d'une économie axée sur le secteur manufacturier à une économie axée sur les services. Même au sein du secteur manufacturier, l'idée est de mettre en place des chaînes d'approvisionnement plus indépendantes. En conséquence, il est probable qu'un découplage s'opère au fil du temps entre les Etats-Unis et la Chine, les deux pays devenant plus autonomes. On observe une évolution similaire à travers le monde. Les dirigeants de 15 pays de la région Asie-Pacifique, dont la Chine, le Japon et la Corée du Sud, ont signé un accord commercial baptisé Partenariat régional économique global (RCEP), tandis que l'Europe amorce de son côté une nouvelle vague d'intégration économique.

Les autorités budgétaires emprunteront probablement davantage pour stimuler l'économie de manière continue, comme aux Etats-Unis, ce qui nuit au dollar en raison du double déficit plus important du solde budgétaire et commercial américain. Elles sont également susceptibles de créer une nouvelle valeur refuge, comme le Fonds de relance européen, pour financer d'autres dépenses  et investissements publics adossés à des émissions de dette commune. En ouvrant la voie à une plus grande intégration budgétaire, ce fonds de relance devrait susciter une appréciation de l'euro face au dollar et sur une base pondérée en fonction des échanges commerciaux. Globalement, les Etats interviendront vraisemblablement de façon beaucoup plus dynamique dans tous les secteurs en devenant de plus gros employeurs et de plus grands dépensiers à l'échelle mondiale.

Dans la mesure où les robinets de liquidité restent grands ouverts, les taux de défaut des entreprises ne devraient pas atteindre les sommets des cycles précédents, favorisant ainsi les titres de créance de qualité inférieure et à haut rendement. Cette situation devrait également favoriser le redressement des secteurs en difficulté et laisser l'économie moins structurellement fragilisée qu'on ne le pensait compte tenu de l'ampleur du choc lié au Covid-19.

Conséquences en termes d'investissement

Les politiques budgétaires et monétaires coordonnées devraient jouer un rôle encore plus important

Contrairement aux cycles précédents, il est peu probable que les autorités introduisent des mesures d'austérité substantielles durant la phase initiale du nouveau cycle. La pandémie a provoqué la première « récession par décret » de l’histoire, au travers d'un confinement généralisé. Grâce à des coûts de financement maintenus à des niveaux très bas par les banques centrales, les autorités budgétaires seront en mesure de s'endetter davantage et de dépenser de manière plus agressive en vue de relancer l'économie lorsqu'une réouverture sera possible à plus grande échelle.

L'Etat omniprésent

Recommandation 3

La faiblesse des taux réels signifie que le taux d'actualisation appliqué aux actifs à risque est inférieur à celui des cycles précédents, si bien que les actions et les titres de créance à haut rendement devraient être bien soutenus. Parmi les actions, les titres de croissance comme ceux du secteur technologique ont tendance à être particulièrement sensibles aux fluctuations des taux d'intérêt. Cela signifie que la phase initiale du cycle pourrait ouvrir des perspectives d'investissement dans des domaines plus étroitement liés à la reprise de l'activité économique, comme les titres de valeur.

Toutefois, il ne faut pas en conclure que le contexte sera nécessairement défavorable aux titres de croissance, surtout si l'on considère qu'à moyen terme, ils continueront probablement à bénéficier de taux d'intérêt très bas en valeur réelle.

Sous l'effet combiné de la dynamique de début de cycle et du niveau plancher des taux réels, le secteur technologique pourrait également faire l'objet d'un mouvement de rotation, les investisseurs cherchant à s'exposer davantage aux sous-secteurs plus cycliques. Par ailleurs, la faiblesse des taux signifie qu'investir dans des actifs privés pourrait permettre d'accroître les performances globales en raison des performances relativement faibles attendues sur les marchés publics. Parmi les possibilités envisageables figurent le capital-investissement, le crédit privé, le capital-risque et l'intersection entre les thématiques du développement durable, des infrastructures et de l’immobilier. Les multi-stratégies basées sur les Hedge Funds sont elles aussi susceptibles d'améliorer les performances.

Conséquences en termes d'investissement

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Faibles rendements

Source: Bloomberg

Les rendements ne devraient pas augmenter de manière significative en 2021 

Le zéro éternel

Recommandation 2

Les banques centrales devraient maintenir les taux réels au plus bas

L'entrée dans la phase initiale d'un nouveau cycle se traduit généralement par une hausse des rendements et une pentification des courbes. Toutefois, contrairement aux cycles précédents, il est peu probable que les banques centrales resserrent leur politique dans un avenir proche en raison des niveaux élevés d'endettement, de la nécessité de continuer à stimuler l'économie et des niveaux d'inflation insuffisants. Même si elles ne renonceront pas totalement à la possibilité de légèrement relever les taux d'intérêt si nécessaire, elles continueront probablement à rendre le financement très abordable pour les pouvoirs publics et le secteur privé. La hausse des rendements nominaux devrait être modérée aux Etats-Unis et peu marquée en Europe. Parallèlement, l'inflation et les attentes en matière d'inflation devraient augmenter aux Etats-Unis plus qu'en Europe, maintenant les taux réels à des niveaux historiquement bas ou proches de tels niveaux.

Les actifs sensibles à l'accélération de la croissance devraient être avantagés durant la phase initiale du cycle. Plus précisément, les actions et les titres de créance à haut risque devraient surperformer les obligations de première qualité. A mesure que les valeurs refuges perdront de leur attrait, le dollar US devrait continuer à fléchir, ce qui devrait profiter aux marchés émergents. L'or, autre source de diversification des portefeuilles, a également tendance à perdre un peu de son éclat en début de cycle. Dans le cadre de notre allocation d'actifs tactique, nos positions actuelles reflètent la thématique globale axée sur le risque.

La demande en faveur des entreprises de moindre envergure et plus cycliques devrait se renforcer, tandis que la décote dont bénéficient les entreprises de qualité inférieure devrait diminuer. Toute preuve supplémentaire indiquant le déploiement d'un vaccin sûr et efficace, à la hauteur de nos espérances, renforcera encore davantage nos convictions. Nous observerons également l'évolution des taux de contamination liés au Covid-19, avec l'espoir qu'ils baissent au rythme que nous anticipons, facilitant ainsi une reprise de l'activité au deuxième trimestre. Enfin, nous vérifierons que les données macroéconomiques correspondent aux prévisions formulées dans notre scénario de référence.

Conséquences en termes d'investissement

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Rebond

Source : prévisions de Quintet, statistiques nationales

L'économie mondiale devrait renouer avec la croissance en 2021

Prévision

PIB réel

La récession provoquée par le Covid-19 est plus marquée et plus brève que celles des cycles précédents dans la mesure où il s'agit de la première « récession par décret » jamais enregistrée. Lorsque les économies ont rouvert, l'activité a rebondi beaucoup plus rapidement que lors des récessions consécutives au resserrement des politiques et à l'assainissement des bilans. L'une de nos prévisions principales est que les autorités des pays durement touchés par le virus continueront à faire tout leur possible pour compenser les pertes de revenus du secteur privé résultant des mesures de confinement, par le biais d'importantes subventions salariales, de prestations de chômage et d'autres transferts budgétaires. Ces mesures contribueront certes à alourdir la dette, mais les pouvoirs publics peuvent se permettre de dépenser massivement si les banques centrales poursuivent leurs injections massives de liquidités afin d'ancrer les coûts de financement au plus bas.

La mise sur le marché de vaccins efficaces devrait être suivie d'une vaccination rapide des groupes les plus à risque, dont les personnes âgées, les personnes présentant une pathologie existante et les travailleurs de santé. A l'issue de cette phase, les vaccins devraient commencer à être distribués à plus grande échelle, peut-être dès le deuxième trimestre 2021. Cette évolution devrait ainsi permettre de mobiliser une grande partie des capacités inutilisées lorsque l'économie redémarrera. L'activité devrait rester atone cet hiver, avant de rebondir au printemps lorsque nous entrerons dans la phase initiale d'un nouveau cycle.

Il n'est pas trop tôt pour investir dans la phase initiale du cycle

Le printemps arrive

Recommandation 1

Un grand nombre d’enseignements tirés de la crise sanitaire, comme la capacité de la technologie à nous permettre de nous adapter à de nouvelles méthodes de travail, subsisteront et ouvriront la voie à des véhicules plus puissants et à la construction de plus grandes autoroutes. En conséquence, l'économie devrait croître encore plus rapidement dans les années à venir. Ainsi, même si les marchés financiers sont susceptibles de se tourner vers des secteurs, thématiques et styles d'investissement plus cycliques en 2021, nous restons convaincus qu'à plus long terme, la technologie continuera de figurer parmi les gagnants.

Nous pensons avoir atteint la phase de « redressement » et les investisseurs peuvent être optimistes.

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Ralentissement

La croissance s’accélère, mais reste en deçà de sa tendance

Point où nous sommes actuellement

Redressement

Ralentissement de la croissance, en deçà de sa tendance

Contraction

Accélération de la croissance au-delà de sa tendance

Expansion

La croissance ralentit, mais reste supérieure
 à sa tendance

Temps

PIB réel

En tant qu'investisseurs à long terme, nous portons notre regard au-delà de du moment présent pour nous concentrer sur les horizons cycliques et structurels.

La voie macroéconomique

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Immédiat

Quelques mois

Principal moteur
Evénements spécifiques
Changement de vitesse / freinage

Temps

PIB réel

Structurel

De nombreuses années

Principal moteur
Croissance de la productivité
Ouvrir la voie à l'accélération

Temps

PIB réel

Cyclique

Plusieurs mois

Principal moteur
Positionnement politique
Passage à la vitesse de croisière

Temps

PIB réel

Après une année 2020 difficile, l'économie mondiale devrait rapidement retrouver la croissance en 2021

Imaginez que vous êtes au volant de votre véhicule. Alors que vous venez d'engager la vitesse supérieure et êtes sur le point d'accélérer, vous apercevez un dos d'âne et êtes contraint de freiner. En portant exclusivement son attention sur ce qui se trouve devant soi, il est difficile d’accélérer ou de déterminer sa vitesse. Lorsqu'on examine les perspectives macroéconomiques, l'idée selon laquelle il est difficile de se projeter très loin dans l'avenir avec une quelconque certitude est généralement admise, et les incertitudes sont encore très nombreuses à l'heure actuelle. Par exemple, l'issue des élections américaines peut-elle réellement susciter une impulsion suffisante, ou bien l'impasse politique va-t-elle se prolonger ? Quand peut-on espérer qu'un vaccin anti-Covid efficace puisse être distribué à grande échelle ?

Le monde est empreint d'incertitudes. Nous sommes toutefois convaincus que la situation va s'améliorer. Nous sommes plus optimistes que les prévisions consensuelles des analystes et pensons que les actifs à risque, comme les actions et les obligations d'entreprise, produiront de belles performances en 2021. A moyen terme, la reprise devrait progressivement s'autoalimenter, essentiellement sous l'effet des mesures de relance supplémentaires qui permettront à l'économie de retrouver rapidement la croissance et d'atteindre sa « vitesse de croisière ». Nous sommes également optimistes quant aux chances qu'un programme de vaccination efficace permette une réouverture plus complète de l'économie, ramenant au passage un plus grand nombre de véhicules sur l'autoroute de la reprise.

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Scroll down

La reprise économique est de nouveau d'actualité

Cinq recommandations pour 2021

Un soutien sans précédent

Source : Quintet, autorités nationales

Assouplissement budgétaire et monétaire (% du PIB)

Les pouvoirs publics et les banques centrales ont tout mis en œuvre pour soutenir leurs économies en 2020

baisses de taux +150 pb

baisses de taux +65 pb

Investir lorsque l'économie est affaiblie mais en progression tend à produire de meilleurs résultats qu'investir lorsque l'économie est vigoureuse mais que les conditions se dégradent

Le début du cycle est un bon moment pour investir

La patience des investisseurs à long terme est récompensée

Nous restons investis sur le long terme - si vous passez à côté des 10 meilleures journées de chaque décennie, vous êtes davantage susceptible d'afficher des performances inférieures

Source: Quintet, FactSet

Source: Quintet, IFO, FactSet

La reprise économique est de nouveau d'actualité

Cinq recommandations pour 2021

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Après une année 2020 difficile, l'économie mondiale devrait rapidement retrouver la croissance en 2021

Imaginez que vous êtes au volant de votre véhicule. Alors que vous venez d'engager la vitesse supérieure et êtes sur le point d'accélérer, vous apercevez un dos d'âne et êtes contraint de freiner. En portant exclusivement son attention sur ce qui se trouve devant soi, il est difficile d’accélérer ou de déterminer sa vitesse. Lorsqu'on examine les perspectives macroéconomiques, l'idée selon laquelle il est difficile de se projeter très loin dans l'avenir avec une quelconque certitude est généralement admise, et les incertitudes sont encore très nombreuses à l'heure actuelle. Par exemple, l'issue des élections américaines peut-elle réellement susciter une impulsion suffisante, ou bien l'impasse politique va-t-elle se prolonger ? Quand peut-on espérer qu'un vaccin anti-Covid efficace puisse être distribué à grande échelle ?

Le monde est empreint d'incertitudes. Nous sommes toutefois convaincus que la situation va s'améliorer. Nous sommes plus optimistes que les prévisions consensuelles des analystes et pensons que les actifs à risque, comme les actions et les obligations d'entreprise, produiront de belles performances en 2021. A moyen terme, la reprise devrait progressivement s'autoalimenter, essentiellement sous l'effet des mesures de relance supplémentaires qui permettront à l'économie de retrouver rapidement la croissance et d'atteindre sa « vitesse de croisière ». Nous sommes également optimistes quant aux chances qu'un programme de vaccination efficace permette une réouverture plus complète de l'économie, ramenant au passage un plus grand nombre de véhicules sur l'autoroute de la reprise.

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Un grand nombre d’enseignements tirés de la crise sanitaire, comme la capacité de la technologie à nous permettre de nous adapter à de nouvelles méthodes de travail, subsisteront et ouvriront la voie à des véhicules plus puissants et à la construction de plus grandes autoroutes. En conséquence, l'économie devrait croître encore plus rapidement dans les années à venir. Ainsi, même si les marchés financiers sont susceptibles de se tourner vers des secteurs, thématiques et styles d'investissement plus cycliques en 2021, nous restons convaincus qu'à plus long terme, la technologie continuera de figurer parmi les gagnants.

La récession provoquée par le Covid-19 est plus marquée et plus brève que celles des cycles précédents dans la mesure où il s'agit de la première « récession par décret » jamais enregistrée. Lorsque les économies ont rouvert, l'activité a rebondi beaucoup plus rapidement que lors des récessions consécutives au resserrement des politiques et à l'assainissement des bilans. L'une de nos prévisions principales est que les autorités des pays durement touchés par le virus continueront à faire tout leur possible pour compenser les pertes de revenus du secteur privé résultant des mesures de confinement, par le biais d'importantes subventions salariales, de prestations de chômage et d'autres transferts budgétaires. Ces mesures contribueront certes à alourdir la dette, mais les pouvoirs publics peuvent se permettre de dépenser massivement si les banques centrales poursuivent leurs injections massives de liquidités afin d'ancrer les coûts de financement au plus bas.

La mise sur le marché de vaccins efficaces devrait être suivie d'une vaccination rapide des groupes les plus à risque, dont les personnes âgées, les personnes présentant une pathologie existante et les travailleurs de santé. A l'issue de cette phase, les vaccins devraient commencer à être distribués à plus grande échelle, peut-être dès le deuxième trimestre 2021. Cette évolution devrait ainsi permettre de mobiliser une grande partie des capacités inutilisées lorsque l'économie redémarrera. L'activité devrait rester atone cet hiver, avant de rebondir au printemps lorsque nous entrerons dans la phase initiale d'un nouveau cycle.

Il n'est pas trop tôt pour investir dans la phase initiale du cycle

Le printemps arrive

Recommandation 1

Prévision

Source : prévisions de Quintet, statistiques nationales

PIB réel

Les actifs sensibles à l'accélération de la croissance devraient être avantagés durant la phase initiale du cycle. Plus précisément, les actions et les titres de créance à haut risque devraient surperformer les obligations de première qualité. A mesure que les valeurs refuges perdront de leur attrait, le dollar US devrait continuer à fléchir, ce qui devrait profiter aux marchés émergents. L'or, autre source de diversification des portefeuilles, a également tendance à perdre un peu de son éclat en début de cycle. Dans le cadre de notre allocation d'actifs tactique, nos positions actuelles reflètent la thématique globale axée sur le risque.

La demande en faveur des entreprises de moindre envergure et plus cycliques devrait se renforcer, tandis que la décote dont bénéficient les entreprises de qualité inférieure devrait diminuer. Toute preuve supplémentaire indiquant le déploiement d'un vaccin sûr et efficace, à la hauteur de nos espérances, renforcera encore davantage nos convictions. Nous observerons également l'évolution des taux de contamination liés au Covid-19, avec l'espoir qu'ils baissent au rythme que nous anticipons, facilitant ainsi une reprise de l'activité au deuxième trimestre. Enfin, nous vérifierons que les données macroéconomiques correspondent aux prévisions formulées dans notre scénario de référence.

Conséquences en termes d'investissement

Le zéro éternel

Recommandation 2

Les banques centrales devraient maintenir les taux réels au plus bas

L'entrée dans la phase initiale d'un nouveau cycle se traduit généralement par une hausse des rendements et une pentification des courbes. Toutefois, contrairement aux cycles précédents, il est peu probable que les banques centrales resserrent leur politique dans un avenir proche en raison des niveaux élevés d'endettement, de la nécessité de continuer à stimuler l'économie et des niveaux d'inflation insuffisants. Même si elles ne renonceront pas totalement à la possibilité de légèrement relever les taux d'intérêt si nécessaire, elles continueront probablement à rendre le financement très abordable pour les pouvoirs publics et le secteur privé. La hausse des rendements nominaux devrait être modérée aux Etats-Unis et peu marquée en Europe. Parallèlement, l'inflation et les attentes en matière d'inflation devraient augmenter aux Etats-Unis plus qu'en Europe, maintenant les taux réels à des niveaux historiquement bas ou proches de tels niveaux.

Faibles rendements

Source: Bloomberg

Les rendements ne devraient pas augmenter de manière significative en 2021 

La faiblesse des taux réels signifie que le taux d'actualisation appliqué aux actifs à risque est inférieur à celui des cycles précédents, si bien que les actions et les titres de créance à haut rendement devraient être bien soutenus. Parmi les actions, les titres de croissance comme ceux du secteur technologique ont tendance à être particulièrement sensibles aux fluctuations des taux d'intérêt. Cela signifie que la phase initiale du cycle pourrait ouvrir des perspectives d'investissement dans des domaines plus étroitement liés à la reprise de l'activité économique, comme les titres de valeur.

Toutefois, il ne faut pas en conclure que le contexte sera nécessairement défavorable aux titres de croissance, surtout si l'on considère qu'à moyen terme, ils continueront probablement à bénéficier de taux d'intérêt très bas en valeur réelle.

Sous l'effet combiné de la dynamique de début de cycle et du niveau plancher des taux réels, le secteur technologique pourrait également faire l'objet d'un mouvement de rotation, les investisseurs cherchant à s'exposer davantage aux sous-secteurs plus cycliques. Par ailleurs, la faiblesse des taux signifie qu'investir dans des actifs privés pourrait permettre d'accroître les performances globales en raison des performances relativement faibles attendues sur les marchés publics. Parmi les possibilités envisageables figurent le capital-investissement, le crédit privé, le capital-risque et l'intersection entre les thématiques du développement durable, des infrastructures et de l’immobilier. Les multi-stratégies basées sur les Hedge Funds sont elles aussi susceptibles d'améliorer les performances.

Conséquences en termes d'investissement

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L'Etat omniprésent

Recommandation 3

Les politiques budgétaires et monétaires coordonnées devraient jouer un rôle encore plus important

Contrairement aux cycles précédents, il est peu probable que les autorités introduisent des mesures d'austérité substantielles durant la phase initiale du nouveau cycle. La pandémie a provoqué la première « récession par décret » de l’histoire, au travers d'un confinement généralisé. Grâce à des coûts de financement maintenus à des niveaux très bas par les banques centrales, les autorités budgétaires seront en mesure de s'endetter davantage et de dépenser de manière plus agressive en vue de relancer l'économie lorsqu'une réouverture sera possible à plus grande échelle.

Un soutien sans précédent

Source : Quintet, autorités nationales

Assouplissement budgétaire et monétaire (% du PIB)

Les pouvoirs publics et les banques centrales ont tout mis en œuvre pour soutenir leurs économies en 2020

baisses de taux +150 pb

baisses de taux +65 pb

Les autorités budgétaires emprunteront probablement davantage pour stimuler l'économie de manière continue, comme aux Etats-Unis, ce qui nuit au dollar en raison du double déficit plus important du solde budgétaire et commercial américain. Elles sont également susceptibles de créer une nouvelle valeur refuge, comme le Fonds de relance européen, pour financer d'autres dépenses  et investissements publics adossés à des émissions de dette commune. En ouvrant la voie à une plus grande intégration budgétaire, ce fonds de relance devrait susciter une appréciation de l'euro face au dollar et sur une base pondérée en fonction des échanges commerciaux. Globalement, les Etats interviendront vraisemblablement de façon beaucoup plus dynamique dans tous les secteurs en devenant de plus gros employeurs et de plus grands dépensiers à l'échelle mondiale.

Dans la mesure où les robinets de liquidité restent grands ouverts, les taux de défaut des entreprises ne devraient pas atteindre les sommets des cycles précédents, favorisant ainsi les titres de créance de qualité inférieure et à haut rendement. Cette situation devrait également favoriser le redressement des secteurs en difficulté et laisser l'économie moins structurellement fragilisée qu'on ne le pensait compte tenu de l'ampleur du choc lié au Covid-19.

Conséquences en termes d'investissement

Un monde multipolaire

Recommandation 4

Les grandes économies devraient devenir plus autonomes

Suite à la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles américaines, les relations entre les Etats- Unis et la Chine ne devraient pas beaucoup changer, mais la communication entre les deux pays devrait s'améliorer. Le plan quinquennal de la Chine prévoit essentiellement un recentrage sur la demande intérieure au détriment des exportations, en passant d'une économie axée sur le secteur manufacturier à une économie axée sur les services. Même au sein du secteur manufacturier, l'idée est de mettre en place des chaînes d'approvisionnement plus indépendantes. En conséquence, il est probable qu'un découplage s'opère au fil du temps entre les Etats-Unis et la Chine, les deux pays devenant plus autonomes. On observe une évolution similaire à travers le monde. Les dirigeants de 15 pays de la région Asie-Pacifique, dont la Chine, le Japon et la Corée du Sud, ont signé un accord commercial baptisé Partenariat régional économique global (RCEP), tandis que l'Europe amorce de son côté une nouvelle vague d'intégration économique.

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L'importance des blocs régionaux, par opposition à une économie mondialisée, devrait s'accroître au cours des dix prochaines années, et celle des marchés émergents devrait elle aussi augmenter.

Dans ce contexte, de nouvelles possibilités d'investissement et de diversification devraient donc se présenter sur le plan géographique, lesquelles devraient être exploitables durant de nombreuses années. A mesure de l'expansion de l'univers d'investissement et du découplage des grandes économies, la diversification des portefeuilles devrait revêtir une importance encore plus grande. La seule façon de s'exposer à l'économie mondiale est d'investir à l'échelle mondiale, et des occasions attrayantes se présentent dans toutes les régions.

Conséquences en termes d'investissement

Un avenir plus vert

Recommandation 5

Le développement durable figurera probablement au cœur du changement structurel

Les Etats-Unis devraient renouer avec la lutte contre le changement climatique sous la présidence de Joe Biden, qui s'est déjà engagé à réintégrer l'Accord de Paris. Il a également esquissé un programme d'investissement écologique qui vise à doter les Etats-Unis d'une économie reposant à 100% sur l'énergie propre et produisant zéro émission nette d'ici à 2050. La Chine s'est elle aussi engagée à parvenir à la neutralité climatique avant 2060, et le fonds de relance de l'UE accorde également une place centrale à la politique de lutte contre le changement climatique.

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Le développement durable est en passe de devenir un concept d'investissement dominant, et les marchés des actifs verts sont appelés à croître tant en taille qu'en incidence. D'autre part, il est probable que les thématiques technologiques coïncident avec les thématiques environnementales, ce dont les pouvoirs publics devront tenir compte. Cette évolution est la raison pour laquelle un grand nombre de nos thématiques d'investissement sont axées sur le développement durable. Si l'on prend l'exemple du changement climatique, nos travaux mettent en évidence les possibilités d'investissement que présentent les actions bas carbone et les obligations vertes, ainsi que la valeur des certificats de réduction d'émissions vérifiées.

Conséquences en termes d'investissement

 Bien que la route ait été temporairement ralentie par un dos d'âne, il est important de rester concentré sur la destination finale alors que l'économie mondiale se rétablit progressivement. La mise à disposition d'un vaccin sûr et efficace devrait permettre de lever bon nombre des obstacles qui ont fait tant de ravages en 2021, et les autorités devraient continuer à apporter leur soutien. Nous sommes confiants quant à l'avenir, raison pour laquelle nos portefeuilles privilégient les investissements qui ont tendance à tirer profit des phases initiales du cycle.

Un regard confiant

Cinq recommandations pour 2021

Investir lorsque l'économie est affaiblie mais en progression tend à produire de meilleurs résultats qu'investir lorsque l'économie est vigoureuse mais que les conditions se dégradent

Le début du cycle est un bon moment pour investir

La patience des investisseurs à long terme est récompensée

Nous restons investis sur le long terme - si vous passez à côté des 10 meilleures journées de chaque décennie, vous êtes davantage susceptible d'afficher des performances inférieures

Source: Quintet, FactSet

Source: Quintet, IFO, FactSet

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DAX 12-Mth Fwd Price Return vs IFO

IFO business expectations

La voie macroéconomique

En tant qu'investisseurs à long terme, nous portons notre regard au-delà de du moment présent pour nous concentrer sur les horizons cycliques et structurels.

Nous pensons avoir atteint la phase de « redressement » et les investisseurs peuvent être optimistes.

Rebond

L'économie mondiale devrait renouer avec la croissance en 2021

Places commerciales

L'Europe, l'Asie et les Amériques entretiennent davantage de relations commerciales au sein de leurs propres régions qu'avec le reste du monde

Source : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement

Un Pacte Vert

Plus de 50% du budget à long terme de l'UE (plan NextGeneration EU compris) sera consacré à la modernisation et à la transition vers une économie durable.

Source: Quintet, Commission Européenne

Une autre vision du monde

Le Chief Investment Office de Quintet Private Bank, partage son point de vue sur l’économie, les marchés financiers ainsi que les investissements, dans notre édition Counterpoint mensuelle.
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